Avant un éventuel traitement

1. Tout d’abord, faites-vous dépister

Une simple prise de sang ou un dépistage rapide (TROD) suffisent , chez votre médecin généraliste, dans un hôpital ou  encore dans un centre spécialisé.

Ces analyses servent à voir si votre sang contient des anticorps contre le virus de l’hépatite C.
Si c’est le cas, cela signifie que :
– soit votre corps essaye de combattre le virus qui est toujours présent (hépatite c chronique),
– soit vous avez été en contact avec le virus par le passé et l’avez éliminé naturellement grâce aux anticorps (guéri).

En effet, 20% des personnes atteintes par l’hépatite C ont la chance d’éliminer spontanément le virus peu après la contamination. Mais chez 80% des personnes contaminées, le virus reste dans le sang et se multiplie. Il s’installe dans le foie et provoque une inflammation et des cicatrices (appelées “fibrose”).

Pour savoir si ce traitement est indiqué dans votre cas, voici les étapes à suivre :

2. La détermination de la PCR*

Si vous avez des anticorps contre le VHC, il est évidemment crucial de savoir si vous faites partie des 20% de guéris ou des 80% de malades chroniques.

Pour voir si le virus est toujours actif dans votre corps, il faut faire une seconde prise de sang. Une analyse, appelée PCR* détectera les traces du virus dans votre sang.

Si vous êtes parmi la minorité de personnes qui ont guéri spontanément, vous n’êtes plus concernés par le traitement. Mais attention, vos anticorps ne vous protègent pas contre le risque de vous infecter une nouvelle fois par des pratiques à risque. Les mesures de prévention vous concernent donc toujours!

Si vous êtes parmi les plus nombreux chez qui le virus continue à faire des dégâts au niveau du foie, d’autres examens sont nécessaires :

*PCR est l’abréviation anglaise de polymerase chain reaction.

3. La recherche du génotype

Il existe 6 espèces de virus de l’hépatite C, appelées “génotypes”.

C’est important de préciser lequel vous infecte car :

  • ils ne répondent pas tous de la même façon au traitement et on associe certains types de médicaments en fonction du génotype

Le génotype est également révélé par une analyse de sang.

4. Echographie

A l’aide d’un appareil à ultrasons (le même qu’on utilise pour voir le bébé chez une femme enceinte), on peut voir sur un écran l’aspect général de votre foie.

5. Le Fibroscan

Le fibroscan évalue de façon instantanée et de manière non invasive (sans piqure et sans douleur) la fibrose du foie. L’examen ressemble un peu à l’échographie. La méthode  consiste à créer une petite vibration à la surface de la peau qui va se propager dans le foie. La vibration est obtenue par un vibreur situé sur une sonde. L’examen est indolore et le résultat est immédiat. Plus le foie est dur, plus la fibrose est importante et plus la vibration traversera rapidement le foie.

6. Le Fibrotest

Le fibrotest est le deuxième examen nécessaire pour évaluer l’évolution de la fibrose et pour répondre aux critères de remboursement du traitement imposés par l’INAMI.

Il s’agit d’un test réalisé par prise de sang et dont l’interprétation du résultat se fait par le calcul de 6 marqueurs spécifiques.

7. Biopsie du foie (réalisée rarement)

Nécessaire dans les situations où les valeurs de fibrose du foie sont discordantes lors de l’interprétation des résultats obtenus par le fibroscan et le fibrotest.

Cet examen se fait sous anesthésie locale : on endort la peau du côté droit de l’abdomen.

A l’aide d’une aiguille, l’hépatologue prélève un minuscule morceau de foie qui sera analysé au microscope. Cet examen donnera des informations précises sur l’étendue de la fibrose (plus elle est élevée, plus le foie est abîmé) et l’importance de l’inflammation. La biopsie peut être douloureuse dans environ deux cas sur dix. Elle apporte une information précise de la situation.